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Les textes sont disponibles pour les écoles, les troupes de théâtre amateur ou professionnelles.
 photo du théâtre et affiche


Le président d’une République et son fils

2 personnages : 2 hommes

Le père et le fils, assis sur une butte à la campagne. Il s’agit du président d’une République et son fils.

Père : - Franchement, fiston, je peux être franc avec toi ?
Fils : - Mais bien sûr, père. Mais bien sûr. Tes conseils me sont précieux.
Père : - Je ne crois pas que ce soit une excellente idée de suivre mes pas.
Fils : - Oh ! Père !
Père : - Je te le dis comme je le pense : la politique, finalement, pourquoi on y consacre sa vie ? (silence, il regarde son fils qui ne sait que répondre) Alors, fiston ? C’est quoi, ta réponse ?
Fils : - Pour le bien public, la victoire de nos idéaux.
Père : - Entre nous, fiston. Nous ne sommes pas devant des journaleux.
Fils : - Pour le pouvoir, les avantages.
Père : - Oui, les avantages. Et lesquels ?
Fils : - Tout... le fun ! (en souriant)
Père : - Allez, lâche-toi !
Fils : - Le fric, les femmes... toi aussi, c’était ça ?
Père : - Retourner la question, c’est une technique classique !
Fils : - Tu sais bien que ton expérience m’est toujours utile
Père (en souriant, satisfait) - J’ai le fric, la plus belle femme du pays. Si tu veux bien mettre la tienne hors catégorie... Mais combien j’en ai bavé pour ça. Combien il m’a fallu avaler de couleuvres et trahir d’amis... Mais toi, tu as déjà tout : l’argent et les femmes.
Fils : - Mais pour que ça dure, il me faudra le pouvoir.
Père : - Ah ! Fiston ! Parfois ça me fait peur, tu me ressembles tellement.
Fils : - Alors, tu es fier du moi ?
Père : - Je suis comme un père qui regarde son fils et se souvient comme il était à son âge.
Fils : - Et alors ?

Père : - Jamais je n’aurais pu avoir une telle conversation avec ton grand-père... Le dialogue père-fils, même s’il faut liquider 1968 (en souriant), c’est quand même un acquis.
Fils : - Comme de pouvoir vivre sa vie, se marier, divorcer...
Père : - Tu penses déjà au divorce ?
Fils : - Bin non... pourquoi cette question ?
Père : - Confirme-moi tout... c’est sérieux avec ton actrice ?
Fils : - Tu sais ça, toi ? On est pourtant d’une telle discrétion !... (le président sourit) Et ma femme le sait ?
Père : - Tu ne crois quand même pas que je vais te dénoncer ! Profite, fiston ! Elle prend bien la lumière, c’est important pour une femme. Mais elle n’a pas encore eu de grands rôles.
Père : - Justement, toi qui connais...
Père : - Tu voudrais quand même pas que je donne une légion d’honneur contre un rôle !
Fils : - Oh super, merci papa !
Père : - Mais je n’ai pas dis oui !
Fils : - Je sais. Je te dirai avec qui elle souhaite tourner. Naturellement une subvention en plus, ce sera parfait.
Père : - Mais tu es pire que moi ! Poser la question et transformer une indignation en accord ! Et même ajouter une subvention !
Fils : - J’ai été à bonne école... je ne pas besoin de repasser mon Deug !



Nous n'irons plus au restaurant

3 personnages : 2 hommes, une femme.

Décor : Salle d’un restaurant. Le restaurateur et un couple à l’unique table occupée.

Le restaurateur : - Puisque vous êtes les derniers clients ce soir, et qu’en plus vous êtes fidèles parmi les fidèles, je vous offre un pousse-café... Cognac, Grand-Marnier ? Cassis ?
La femme : - Nous vous remercions, c’est très gentil, un Grand-Marnier avec plaisir.
L'homme : - Je prendrai donc un Cognac, en vous remerciant.
Le restaurateur : - Avec plaisir monsieur dame.

Le restaurateur retourne aux cuisines.

La femme : - C’est vraiment le meilleur restaurant du quartier.
L'homme : - C’est même bizarre qu’il n’ait pas plus de clients.
La femme : - Oui, c’est surprenant, le patron est pourtant toujours aimable... et ses sauces... quel régal !

Retour du restaurateur avec trois verres. Il sert.

Le restaurateur : - Pour madame. Pour monsieur. Et je me suis pris un petit calva pour trinquer à votre santé.

Ils trinquent.

La femme : - A votre santé, c’est vraiment très gentil.
Le restaurateur : - Oh, ça m’arrive régulièrement... et vous savez, j’aime bien parler, ça permet de discuter un peu. Notre métier, c’est souvent rester discret.
La femme : - Je peux être indiscrète ?
Le restaurateur : - Allez-y madame, comme dit l’autre, il n’y a pas de question indiscrète, il n’y a que les réponses.

La femme : - Où avez-vous appris à réaliser de telles sauces ?
Le restaurateur : - Oh ça !... je ne sais pas si je peux vous répondre...
L'homme : - Ce n’est pas pour vous faire concurrence, juste pour information.
La femme : - Promis, nous ne répéterons rien.
Le restaurateur : - Je fus des stagiaires de l’Elysée.
La femme : - Ah !... les sauces sont une spécialité de l’Elysée ?...
Le restaurateur : - Spécialité... c’est un grand mot... mais il faut bien se décarcasser, après... c’est un véritable défi...
La femme : - Un défi ?
Le restaurateur (souriant) : - Un secret, entre nous, c’est un véritable défi de réussir une sauce à l’Elysée... sans que personne ne s’aperçoive qu’on a fait quelques besoins dedans...

Elle a un hoquet.




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-- du 05 octobre 2014 à 18 : 31
par agnès : Nous n'irons plus au restaurant est très ruéssi... ne donne plue envie d'y aller !